décalotter

décalotter

décalotter [ dekalɔte ] v. tr. <conjug. : 1>
• 1791 ; de dé- et calotte
1Rare Enlever la calotte de (qqch.). Par anal. Fam. Enlever le bouchon de (une bouteille). ouvrir. « Nous décalottâmes deux, trois bouteilles » (Cendrars).
2Décalotter le gland, ou absolt décalotter : découvrir le gland en faisant glisser le prépuce vers la base de la verge.

décalotter verbe transitif et verbe intransitif (de calotte) Dégager le gland en tirant le prépuce vers la base de la verge.

⇒DÉCALOTTER, verbe trans.
A.— [Correspond à calotte A] Rare. Ôter la calotte (de quelqu'un). Décalotter un évêque (Lar. 19e).
Emploi pronom. réfl. Il ne se décalotte même pas devant les dames (Lar. 20e).
B.— [Correspond à calotte B] Enlever la calotte, la partie supérieure (de quelque chose). Des crânes décalottés avec des sabres (HUYSMANS, À rebours, 1884, p. 82). Cicéron prépara une seringue, décalotta une ampoule de verre (VIALAR, 4 Zingari, 1959, p. 267).
Fam. Décalotter une bouteille. L'ouvrir pour en boire le contenu. Nous coulâmes les bouteilles au fond de l'eau et de temps en temps on en repêchait une pour la décalotter et la vider (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 200).
Emploi abs., MÉD. ,,Découvrir le gland en faisant glisser le prépuce vers la base de la verge`` (Lar. méd. 1970). ,,Quand on ne peut pas décalotter, il y a phimosis`` (Lar. méd. 1970).
Rem. 1. Attesté ds Lar. encyclop.-Lar. Lang. fr. 2. On rencontre ds la docum. le subst. masc. décalottage. Dévoilement de ce qui était gardé secret. Moi aussi j'ai tout un paquet de lettres et tout un stock d'« aveux » dont j'userai, puisqu'on me donne l'exemple. (...) Ô quel décalottage de bêtise sébacée, de naïveté dans la ruse, d'ignorance dans la cuistrerie! (VERLAINE, Corresp., t. 1, 1872, p. 64).
Prononc. :[], (je me) décalotte []. Étymol. et Hist. 1. 1791 « ôter le dessus d'une chose » (Encyclop. méthod. verrerie); 2. av. 1867 « découvrir le gland » (DELVAU, Dict. érotique mod., Bâle, p. 130). Dér. de calotte; préf. dé-; dés. -er. Fréq. abs. littér. :6. Bbg. Ac. FR. Dict. de l'Ac. Banque Mots. 1973, n° 5, p. 99. — QUEM. 2e s. t. 1 1970 (s.v. décalottage).

décalotter [dekalɔte] v.
ÉTYM. 1791; de 1. dé-, et calotte.
1 V. tr. Ôter la calotte de (qqch.). || Décalotter un dôme.
Enlever la calotte crânienne de (qqn).
1 Garnero n'avait pas la tête emportée. Un obus l'avait décalotté. Il gisait là comme un enfant mais tout rouge de sang.
B. Cendrars, la Main coupée, p. 83.
2 Fam. (par métaphore). Enlever le bouchon de (une bouteille). Ouvrir.
2 Nous décalottâmes deux, trois bouteilles.
B. Cendrars, Bourlinguer, p. 200.
3 a V. intr. (Déb. XIXe). Méd. et cour. Découvrir le gland en faisant glisser le prépuce vers la base de la verge.
b V. tr. || « (…) son gland était complètement recouvert. Il le décalotta pour pisser » (Apollinaire, les Exploits d'un jeune Don Juan, p. 39, in Cellard et Rey).
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se décalotter v. pron.
1 Rare. Enlever sa calotte. || Évêque qui se décalotte.
2 Méd. et cour. Se découvrir le gland.

Encyclopédie Universelle. 2012.


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